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Jeudi, semaine 15

Mt 11,28-30

« Venez â moi»

«Prenez sur vous mon joug.» Jésus nous offre de changer de fardeau. Il y a toujours un fardeau, c'est-à-dire une loi et des obligations. Mais Jésus voit que les docteurs de la Loi font peser sur les croyants le poids intolérable d'une loi si difficile à pratiquer qu'on en vient à se dire je ne pourrai jamais contenter Dieu.

C'est vrai encore aujourd'hui pour les légalistes scrupuleux, et ils sont bien à plaindre. Vivre est déjà difficile, mais si l'on n'a même pas la paix du coeur!

Il y a toujours eu malheureusement des éducateurs religieux qui s'acharnent à transformer les chrétiens en coupables. C'est à tous ceux qui ont été mal formés ou qui se culpabilisent eux-mêmes que Jésus lance son appel libérateun «Venez à moi!» Changez de fardeau, prenez le mien. Il est léger parce qu'il ne comporte pas d'anxiété de conscience. De débat, oui, mais sans anxiété.

Avec Jésus on voit ce que l'on doit faire pour plaire à Dieu, et généralement on peut le faire. Quand on ne peut pas, on garde l'essentiel: le regard d'amour de Jésus sur nous. C'est un regard qui reste exigeant, mais qui nous laisse dans la paix: nous savons que nous pouvons progresser et donc contenter Dieu.

Seul l'amour peut être ainsi sévère et apaisant. Voilà pourquoi Jésus a pu dire cette parole précieuse: «Près de moi vous serez toujours en repos.» Coeur travaillé, coeur repentant, mais jamais angoissé.

 

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